1. Les toutes premières pages : définir vos motivations

 

Mais par où commencer ? Est-il vraiment possible de condenser toute une vie, votre vie, dans un seul et même ouvrage ? N’écartez pas toutes les questions qui encombrent peut-être votre esprit alors que vous cherchez à entamer la rédaction de vos mémoires. Mais posez-vous d’abord celle-ci : Pourquoi ai-je envie d’écrire un livre sur ma vie ?

Servez-vous de cette réponse comme point de départ. Parmi les motivations qui reviennent le plus souvent, il y a l’envie de laisser une trace, de transmettre son histoire et le besoin de faire le point sur sa vie. L’écriture peut en effet être un bon moyen de prendre le recul nécessaire afin d’améliorer notre connaissance de soi, en comprenant par exemple pourquoi nous avons pris telle ou telle décision à tel moment de notre vie.

Commencez alors par écrire votre motivation principale en une phrase simple et courte. Elle pourrait ressembler à quelque-chose comme : « J’ai envie d’écrire mon autobiographie car… ». Une fois cette première phrase rédigée, demandez-vous à nouveau « pourquoi ? ». Vous avez envie que vos petits-enfants connaissent votre histoire ? D’accord, mais pourquoi ? Vous pensez qu’écrire vous aidera à avancer dans votre vie ? Très bien, mais pourquoi ? Répétez ce processus 3 ou 4 fois, en vous demandant « pourquoi ? » à chaque nouvelle réponse que vous allez trouver. Pour le moment, il s’agit uniquement de capturer vos idées sous forme de notes brèves. Arrêtez-vous lorsque vous avez suffisamment de matière pour écrire. Ces premières pages formeront votre avant-propos et ont une visée explicative.

2. Rafraîchissez-vous la mémoire

 

Après ce premier exercice, les souvenirs devraient déjà commencer à fuser de tous les côtés dans votre esprit. Pour l’instant, ne cherchez pas à les raconter ou à vous en rappeler en détails. Notez-les simplement à la suite de votre première partie, par des petites phrases pouvant résumer un souvenir. Cela doit être tout de même assez précis pour qu’en relisant vos notes, vous sachiez tout de suite à quoi vous aviez pensé. Cette phase de réflexion est primordiale.

Vous allez voir qu’étonnamment, un souvenir en appelle généralement un autre. Si ce n’est pas le cas, voici quelques questions que vous pouvez vous poser au hasard :

  • Enfant, quelle était votre histoire/jeu préféré/e ?
  • Qui était votre meilleur/e ami/e d’enfance et êtes-vous toujours en contact ?
  • Qui était votre professeur préféré ?
  • Avez-vous eu un amour d’adolescence ? Comment était-il ?
  • Quel a été le jour le plus triste de votre vie ? Et le plus heureux ?
  • Quel est votre plus beau souvenir de voyage ?
  • Votre vie ressemble-t-elle a ce que vous aviez imaginé ?
  • Comment en êtes-vous arrivé à faire votre métier ?
  • A quoi ressemblez votre tout premier appartement ?
  • Quelle fut votre fête d’anniversaire la plus particulière ?
  • Quelles sont les personnes qui ont influencé votre vie et comment ?

Cette liste est courte mais pourrait être infinie, à vous de trouver les questions qui vous inspireront !

Autre astuce efficace, partez à la chasse aux souvenirs chez vous ! Vous avez, comme tout le monde, un certain nombre d’objets qui vous rappellent des moments de votre vie : des photos, des souvenirs de voyage, des lettres… C’est le moment ou jamais de tout ressortir et de plonger tête baissée dans votre passé.

3. Faites un plan… ou non !

Quand on pense à une autobiographie, on l’assimile souvent avec la notion de chronologie. Il paraît en effet plus logique de raconter les choses dans l’ordre dans lequel elles se sont déroulées. Dans un premier temps, il peut être plus simple pour vous de procéder de cette façon. Vous souvenez-vous des frises chronologiques de cours d’histoire ? Sur une ou plusieurs feuilles de papier, dessinez un axe horizontal puis placez les premiers événements de votre vie qui vous viennent à l’esprit comme votre date de naissance, celle de votre mariage, la naissance de vos enfants/petits enfants, des voyages, des rencontres etc. Les événements que vous allez noter feront forcément partie de votre récit puisqu’ils font pleinement partie de vous. Vous ne vous souvenez plus précisément de certaines dates ? Peu importe ! Personne ne vous demande une analyse précise et scientifique de votre vie, personne ne vous en voudra de vous tromper de quelques jours ou même quelques mois.

En revanche, rien ne vous empêche par la suite de modifier l’ordre de votre récit pour le romancer ou parce que vous avez tout simplement envie de raconter les choses dans l’ordre qui vous plaît. N’oubliez pas que ces mots que vous allez bientôt coucher sur le papier vous appartiennent. Cette histoire que vous voulez raconter, c’est votre histoire. Vous êtes libre de la raconter comme bon vous semble !